Archives du mot-clé : tomates

lasagnes mexitaliennes

Ce n’est pas un scoop : j’adore la cuisine mexicaine. Je suis aussi une grande fan de la cuisine italienne. Alors, pour rendre hommage à ces deux cuisines, j’ai eu envie d’expérimenter une recette de lasagnes mexitaliennes. J’ai préparé ce plat en m’amusant et en y mettant tout mon cœur. J’aime bien me dire qu’il me nourrit tout comme il nourrit tous ceux que j’aime. Il raconte aussi un peu qui je suis…

lasagnes mexitaliennes

lasagnes mexitaliennes

Quand j’étais petite, les lasagnes faisaient partie de mes plats favoris. Cela n’a pas changé. Sauf qu’aujourd’hui, je les prépare sans viande. Comme je voulais apporter une touche mexicaine, j’ai eu l’idée de détourner un classique de la cuisine mexicaine « campagnarde » : les enfrijoladas. Préparées à partir de haricots, d’oignons, de fromage et de tortillas de maïs, les enfrijoladas sont servies en guise d’entrée ou de collation ou même pour le petit déjeuner. Pour gagner du temps, j’utilise des haricots en conserve et des tortillas de maïs toutes faites du magasin (rayon « Cuisines du monde »). Il est à noter que ces dernières ne sont pas faites à partir de maïs nixtamalisé (http://www.micocinavege.com/pozole-rojovegan/) ce qui va un peu changer le goût. Ce n’est pas très grave, tant que l’ensemble du plat reste savoureux…

lasagnes mexitaliennes

J’ai aussi testé une version vegan. J'ai remplacé le fromage par de la « mozzarella » vegan. On peut l’acheter dans une épicerie bio. Je l’ai faite moi-même en suivant la recette de Marie Laforêt dans son excellent livre Fromages Vegan, La Plage. Celle de John E. Schlimmm (Faux-mages véganes, l’Âge d’Homme) est très bien aussi. A vous de voir celle que vous préférez. Surtout, n’hésitez pas à m’en faire part.

lasagnes mexitaliennes

lasagnes mexitaliennes

Ce plat convivial, onctueux et crémeux à souhait se savoure en famille ou entre amis. Il peut même figurer sur les buffets des fêtes printanières ou être servi en accompagnement des barbecues qui, comme les hirondelles, reviennent avec les beaux jours…

...lire la suite

 

L’air de rien, nous sommes déjà à la mi-décembre. Noël arrive en sprintant… Cela me donne envie de cuisiner le mole de fiesta (à ma sauce), ce plat de fête typiquement mexicain. Le mole – je devrais plutôt dire les moles - représente, pour moi, la quintessence du baroque mexicain. Je lui trouve quelque chose d’à la fois élégant et décadent… J’adore ! Ce plat est plus long à préparer que les autres parce qu’il architecture une grande diversité d’ingrédients et de techniques. C’est un peu comme gravir un sommet (ou descendre dans une grotte), on procède par étapes, on fournit un effort constant pour atteindre le but. Pas de panique ! Rien n’est compliqué mais l’ensemble demande pas mal de préparations…et d’organisation. Préparer ce plat est, pour moi, une forme de méditation. Une manière d’oublier tous mes soucis et de me plonger dans l’ambiance chaleureuse et colorée des marchés mexicains. Le mole est meilleur quand on le fait à l’avance. Si vous êtes passionné de cuisine, je ne peux que vous encourager à essayer de faire votre propre mole – au moins une seule fois. Le résultat est bluffant.

« Mole » est ce que les Espagnols ont cru comprendre quand ils ont entendu les Aztèques désigner un bouillon, une sauce ou un ragoût. En fait, il s’agissait du mot nahuatl « molli » qui veut dire sauce, mélange, décoction. On retrouve une trace dans le mot guacamole (littéralement « avocat » plus « sauce »).

Le mole ne se résume pas à une sauce chocolatée. Il en existe des jaunes, des rouges et des verts. Chaque région a sa propre recette. Oaxaca, par exemple, en compte 7 différents. Cela va du mole vert, léger et aux notes fraîches et végétales, au mole noir, dense et aux accents presque minéraux. . Les plus réputés - et aussi les plus festifs- sont « negros » (noirs) ou rouge foncé comme celui de Puebla

Le mole est bien plus qu’une sauce. Toujours cuit (par opposition aux salsas crudas), il n’est pas du genre à napper comme la sauce béchamel ou hollandaise. Contrairement aux salsas qui accompagnent les tacos, le mole constitue LE plat, l’élément principal. Le reste (comme la dinde qui lui est souvent associée) n’est là que pour mieux le mettre en valeur.

C’est en récoltant mes derniers tomatillos (ou tomatilles) de la saison (oui, à la mi-décembre et même si les plants sont dans une serre) que j’ai pensé au « mole à ma sauce » (c’est ma version du mole type « poblano »). Chaque année, j’ai toutes les peines du monde à ce que mes tomates arrivent à maturité dans mon potager. Par contre, les tomatillos y poussent sans aucun problème. J’ai eu une excellente récolte de ces fruits qui ressemblent à des tomates croisées avec des physalis. Leur goût évoque la pomme âpre, avec un arrière-goût légèrement citronné. Ils sont l’ingrédient principal de la salsa cruda verde. Un vrai régal. Si on ne trouve pas de tomatillos frais, on peut en acheter en boîte. Bon, ils sont moins parfumés que les frais. Mais cela vaut mieux que de passer à côté de ce fruit absolument sublime.

...lire la suite

sopa azteca

Chaque fois que l’hiver pointe le bout de son nez, je pense à la sopa azteca. Simple et rapide à préparer (8 ingrédients max.), elle est réconfortante et rassasiante.

La sopa azteca est beaucoup plus qu’une simple soupe! Dès mon arrivée à Mexico D.F., je me précipite pour la déguster dans mon restaurant favori. Elle m’aide à me remettre du (long) vol et du décalage horaire. Elle me fait penser à l’enfance, la casserole qui bouillait des heures sur le feu, ma mère qui nous promettait à mes frères et à moi que manger de la soupe nous ferait grandir. Quand je pense que mes frères détestaient la soupe et qu’ils sont devenus beaux, grands et forts…

Les soupes mexicaines sont parmi les meilleures du monde. Elles figurent à tous les menus. La tradition culinaire fait la distinction entre le caldo (bouillon de viande, de poisson ou de légumes avec des herbes fraîches et des épices), la sopa (soupe), la crema (soupe de légumes mixés, souvent mais pas toujours, avec l’ajout de crème) et le pozole (grosse soupe de maïs sec, porc ou poulet, accompagnée de garnitures fraîches comme des tranches de laitue ou de chou, des radis et d’avocat.

Au Mexique, boire de la soupe ne se limite pas à ce qui se trouve dans le bol. Les accompagnements jouent aussi un grand rôle. Ici, ma soupe est servie avec des chips de tortillas (à défaut de vraies tortillas), de la coriandre et du magnifique piment pasilla noir et brillant. On peut ajouter des morceaux de mozzarella (ou de fromage de chèvre), de la crème aux noix de cajou, des tranches d’avocats, du citron vert… bref, tout ce que l’on a sous la main.

...lire la suite