Archives du mot-clé : chorizo vegan

 

mi cocina végé

On n’a pas toujours le temps ni l’envie de cuisiner. Alors, j’ai improvisé un repas rapide à partir d’une boîte de haricots rouges. Pour une version terre et mer typique de la cuisine du Golfe, j’ai ajouté du chorizo vegan v. et des paillettes d’algues qui vont donner un petit goût iodé.

mi cocina végé

Le Golfe (el Golfo) désigne les états qui longent la côte du Golfe du Mexique. Le climat tropical donne une cuisine simple et riche en produits frais de saison. Si la manière d’assaisonner les plats rappelle l’Europe, l’ambiance évoque plutôt les Caraïbes. Cette région est aussi connue pour son café – délicieux- qui pousse dans la zone montagneuse et calcaire à l’intérieur des terres. Cet endroit, je le connais bien puisque c’est là qu’ont lieu chaque année les expéditions spéléos auxquelles je participe (quand j’en ai la possibilité). Là-bas, les cafeteleros (producteurs de café) se nourrissent principalement de haricots et de maïs. Ah !... Les fameux frijoles de la olla (haricots noirs cuits à la casserole) ou les frijoles refritos (purée de haricots frits), toujours accompagnés d’une montagne de tortillas de maïs faites maison, enveloppées avec soin dans une serviette brodée à la main ont une saveur inoubliable, unique. Bref, c’est le goût du bonheur pour moi…

mi cocina végé

Le mot nahuatl ayacotle a donné en français « haricot » dont la phonétique est plus proche que l’espagnol « frijol » (qui lui vient de l’italien « fiesole »). Dès leur arrivée en Europe vers 1522, les haricots ont trouvé un soutien de poids : les Médicis. En effet, ces derniers, toujours à la pointe de la tendance, en étaient très friands. Les nobles habitués à fréquenter leur Cour se sont alors chargés de diffuser leur consommation à travers toute l’Europe. D’un caractère facile, le haricot s’est très vite adapté aux différents climats européens. C’est en 1575 qu’il fait une entrée fracassante dans la gastronomie française. Cette année-là, la France connaît une grave pénurie alimentaire due aux récoltes désastreuses de blé. Pour ne pas mourir de faim, la population s’est alors mise à manger des haricots. D’abord méfiants (on pensait alors que c’était du poison), les Français ont fini par les intégrer définitivement dans leur alimentation. Sans compter qu’ils se sont vite aperçus que leur culture engraissait les sols au lieu de les appauvrir. Ce qui a sans doute changé la face des méthodes de culture dans l’Europe de la Renaissance. L’essayer, c’est bien l’adopter, non ?

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