Archives de l'auteur : Nathalie

Horchata con coco

horchata con coco

A base de riz, l’horchata est une boisson très parfumée, délicieusement crémeuse et 100 % végétale. Les Mexicains affirment qu’elle calme les maux d’estomac et soulage la « cruda » (la gueule de bois). Beaucoup la déguste au petit déjeuner. Est-ce pour calmer les excès de la veille ?

horchata con coco

horchata con coco

L’horchata fait partie des trois aguas frescas les plus populaires du Mexique avec l’agua de jamaica v.http://www.micocinavege.com/agua-de-jamaica-10-raisons-dy-succomber/ et de tamarindo. On les trouve absolument partout et surtout sur les échoppes des vendeurs de rue… Les Mexicains les considèrent comme des boissons « nationales » !

horchata con coco

L’horchata est au départ une célèbre boisson espagnole. Lors de mon premier séjour linguistique en Espagne, la famille chez qui je logeais aimait me préparer de l’horchata. Leur préférence allait à la version mauresque originale faite avec des chufas (souchets) à la délicate saveur de noix. Rien de tel pour célébrer la tiédeur des fins d’après-midi et se préparer aux soirées bien animées de Salamanque… L’horchata à base de riz et/ou d’amades est plus commune. Peut-être parce que l'Espagne est le plus gros producteur de riz d’Europe et qu’il est plus simple de se procurer du riz que des souchets…

horchata con coco

Ce sont les Arabes qui ont introduit le riz en Espagne au 8ème siècle. Et c’est Christophe Colomb qui a amené le riz sur le continent américain lors de son deuxième voyage. Les Mexicains ont tout de suite accroché et l’ont rapidement intégré à leur alimentation traditionnelle. Tant et si bien qu’il existe des quantités de plats mexicains à base de riz !

horchata con coco

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Enchiladas potosinas veggie

enchiladas potosinas veggie

Derrière les enchiladas des mines d’argent ne se cache pas le titre du dernier Blueberry ou du dernier Lucky Luke. Quoique... J’avais la nostalgie de cette ambiance poussiéreuse de western avec ses paysages sauvages peuplés de cactus candélabres. J’ai alors pensé aux villes minières au nord de Mexico et plus particulièrement à une spécialité de la ville de San Luis Potosí : les enchiladas potosinas.

enchiladas potosinas veggie

enchiladas potosinas veggie

Située au nord-ouest de Mexico dans une zone semi-désertique, San Luis Potosí était autrefois célèbre pour ses gisements d’argent et d’or découverts en 1592 (même s’ils n’ont jamais atteint l’importance de ceux de Zacatecas ou de Guanajuato).

enchiladas potosinas veggie

Après avoir conquis Tenochtitlàn (ou Mexico), les conquistadores étaient loin d’être rassasiés. Ils avaient soif de richesses. C’est par la découverte et l'exploitation des mines d'or et surtout d'argent que la société coloniale a pu prospérer au Mexique. En même temps, elle a pu bénéficier des progrès techniques et scientifiques amenés par l'extraction de ces métaux précieux.

enchiladas potosinas veggie

Un exemple ? Le réseau routier. Même s’il existait à l’époque préhispanique des chemins et des sentiers qui traversaient le haut-plateau central, ceux-ci étaient réservés aux piétons. En effet, les populations préhispaniques n’utilisaient pas de charriots ni de charrettes ni même de brouettes étant donné qu’elles ne connaissaient ni les chevaux, ni les ânes, ni les bœufs ni la roue. Une fois les métaux précieux extraits, il fallait les acheminer jusqu’à Mexico.

enchiladas potosinas veggie

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Margaritas congelados  para celebrar el Cinco de mayo

margarita congelado

Le margarita est peut-être mon cocktail préféré. Pas trop sucré grâce à la vivacité du citron vert. Et servi avec beaucoup de glace bien sûr. Pour changer, j'ai voulu faire des granités de margaritas. Ils pourront aussi être servis en guise de desserts légers.

margarita congelado

Il existe autant de façons de préparer le margarita que d’histoires sur son invention. L’une d’elle raconte que ce cocktail serait né dans l’état du Chihuahua (oui, comme les petits chiens). Une autre affirme qu’il a été inventé en 1948 par la Mexicaine Margarita Sames dans sa maison d’Acapulco. Quelle que soit la version choisie, les ingrédients de base reviennent toujours telle une formule magique : tequila, triple-sec (le mieux est d’utiliser le Cointreau), jus de citron vert, glace et sel. La tradition mexicaine ne borde pas les verres de sel. C’est d’un seul trait (un trago) et pure que les Mexicains boivent la tequila. Le mélange sel-citron vert est servi à part.

margarita congelado

Les Aztèques buvaient du pulque (ou octli) notamment pour honorer Tezcatzóncatl, le dieu du vin (ou plutôt du pulque…). Tezcatzóncatl occupait une place importante dans le panthéon aztèque puisque près de 400 prêtres lui étaient consacrés. Le pulque, c’est ce jus brut fermenté de couleur blanche et peu alcoolisé (6 à 8 %) fabriqué à partir de l’agave. Toujours consommé aujourd’hui dans les petits bars appelés pulquerías, il est souvent servi avec du jus de fruits pour masquer sa saveur légèrement terreuse. Un mythe aztèque raconte que c’est le tlacuache (l’opossum mexicain qui est aussi le seul marsupial du pays) qui a livré le secret de sa fabrication aux hommes. Ayant découvert les effets détonants de la sève d’agave fermentée, il s’est pris une fameuse cuite. Et c’est ainsi qu’il a eu le privilège de devenir le premier ivre mort de la mythologie aztèque….

margarita congelado

Les populations préhispaniques ne connaissaient pas la distillation. Ce sont les Espagnols, en manque de vin et de rhum, qui leur ont montré comment distiller l’agave : le vino de mezcal était né. C’est ainsi que les indigènes se sont mis à produire du vin de mezcal à partir des différentes variétés d’agave qui poussaient dans tout le pays (les botanistes en ont recensé près de 400). Parmi elles, une a retenu toute leur attention : l’agave bleu. Cette jolie plante recouvrait les collines autour d’une petite ville agricole au sud-ouest de Mexico, Tequila. Ils ont eu un jour l’idée de distiller une seconde fois le mezcal obtenu à partir de l’agave bleu : c’est ainsi que le mezcal est devenu la tequila. La production de tequila présente de similitudes avec la fabrication du champagne puisqu’elle est strictement réglementée et n’est autorisée que dans des zones bien définies.

margarita congealdo

Le margarita est certainement le plus connu des cocktails à base de tequila. Vu qu’il est souvent servi sous forme de sorbet liquide, j’ai eu envie d’en faire un granité. La difficulté majeure réside dans le dosage. Trop d’alcool empêche la glace de prendre et trop peu rend son goût imperceptible. Il est aussi important d’utiliser une tequila de bonne qualité. Je pense être arrivée à un bon résultat.

Ces granités sont une façon de mettre à l’honneur cette boisson mondialement célèbre qu’est le margarita. C’est aussi ma façon de célébrer le Cinco de mayo.

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Pay de queso con dulce de leche

pay de queso

pay de queso

Le premier cheesecake que j’ai mangé était en fait… un cheesecake mexicain (un pay de queso). C’était à Tlacotepec de Diaz (état de Veracruz), dernière étape accessible alors par voie carrossable. En effet, à ce moment-là, la route était en cours de construction. Et pour atteindre l’emplacement où avait été décidé d’installer le campement au cœur de notre zone d’exploration spéléo, il fallait partir à pied de Tlacotepec. De là, démarrait un sentier muletier qui serpentait à flanc de falaises et traversait de ci de là des plantations de café dont les jolies fleurs sentent si bon. Leur parfum me fait penser au jasmin ou à l’oranger (pourquoi ne sont- elles pas utilisées en parfumerie ?). Ce chemin avait en plus l’avantage d’offrir des points de vue incroyables sur des paysages abrupts et grandioses avec des escarpements rocheux. Pour acheminer tout le matériel là-haut, nous étions heureusement aidés par les mules, petites fées du transport des marchandises en cette zone montagneuse…

pay de queso

pay de queso

Avant d’entamer ces 2 à 3 h de grimpette sinueuse sur ce sentier boueux, j’avais bien besoin d’un peu de carburant. C’est alors que j’ai vu un gros gâteau, coupé en morceaux, placé sous cloche bien en évidence sur le comptoir en bois lustré de la tienda (épicerie) du village. Je me souviens avoir pensé que chaque tranche devait peser au moins un kilo et que le sentiment de satiété qu’il me donnerait durerait le temps de la marche et de l’installation du camp. Et je ne m’étais pas trompée en demandant la recette à la propriétaire de la tienda. S’il est vrai que le cheesecake mexicain est moins sucré que son frère américain, la liste des ingrédients est tout aussi impressionnante : du lait concentré sucré, 3 à 4 œufs, du beurre, du cream cheese et du sucre. Bien sûr, j’en garde un souvenir incroyable tant il était délicieux (même si je ne suis pas arrivée à le finir… Je l’ai partagé avec un autre amateur de sucreries).

pay de queso

Je voulais créer un cheesecake comme celui de Tlacotepec de Diaz, dense et crémeux mais sans les produits laitiers, les œufs et le sucre raffiné. Résultat : il est peut-être aussi riche en gras (mais en bons « gras ») et est aussi plein de saveurs.

pay de queso

pay de queso

pay de queso

Le cheesecake est surmonté d’une couche de dulce de leche. Au Mexique, le dulce de leche est une confiture de lait à base de lait de vache. Si elle est à base de lait de chèvre, on parlera plutôt de cajeta. Comme je ne voulais pas utiliser de produits laitiers pour cette recette, j’ai fait le « dulce de leche » avec du lait de coco.

dulce de leche

dulce de leche

Les desserts mexicains tels que nous les connaissons aujourd’hui trouvent leur source dans la tradition espagnole puisque les mets sucrés lactés n’existaient pas à l’époque préhispanique (V. http://www.micocinavege.com/flan-de-caramel-au-rhum-et-kahlua/)

pay de queso

pay de queso

Il faut prévoir de faire cette recette à l’avance : ce gâteau doit être réfrigéré pendant toute une nuit avant d’être servi.

pay de queso

pay de queso

Préparation :

Cuisson : 4O min + 1 h (pour le dulce de leche)

Repos : au moins 6 h

Abréviations : c à S = cuillère à soupe               c à c = cuillère à café

Ingrédients

Pour la croûte :

  • 150 g de crackers graham (ou n’importe quel biscuit ou reste de miettes de gâteau)
  • 3 c à S d’huile de coco fondue

Pour le cheesecake :

  • 100 g de noix de cajou
  • 200 g de tofu ferme
  • 200 g de tofu soyeux
  • 100 g de sirop d’agave
  • ¼ c à c de sel
  • 2 c à S de purée de cacahuètes
  • 3 c à S de fécule de maïs

Pour le dulce de leche :

  • 400 ml de lait de coco en boîte
  • 120 g de muscovado ou piloncillo v. notes http://www.micocinavege.com/ponche-navideno-punch-de-noel/ (ou de sucre de canne)
  • 1 pincée de sel
  • 1 bâton de cannelle

Décoration :

  • 100 g de noix de pécan

Préparation 

  1. Faire tremper les noix de cajou pendant 3 h.
  2. Allumer le four à 200° C.
  3. Préparer la croûte : mettre les biscuits ou les restes de gâteau dans un sac congélation. Les écraser avec un rouleau à pâtisserie. Faire fondre l’huile de coco dans un poêlon à feu doux. Mélanger les biscuits écrasés avec l’huile fondue. Verser dans le fond d’un moule à charnière chemisé de papier cuisson. Bien tasser pour obtenir une surface plane. Mettre au frais.
  4. Préparer le dulce de leche : dans une casserole, faire bouillir le lait de coco. Verser le sucre muscovado (ou de canne) et le sel et bien mélanger pour qu’ils se dissolvent. Ajouter le bâton de cannelle et laisser cuire à feu très doux pendant au moins 1 h en remuant avec une cuillère en bois toutes les 5 minutes. Quand le mélange réduit et prend une couleur caramel, c’est prêt. Pour une crème plus épaisse, continuer la cuisson quelques minutes supplémentaires.
  5. Pendant la cuisson du dulce de leche, préparer l’appareil à cheesecake : à l’aide d’un mixer-plongeur, mixer les noix de cajou avec 2 cuillères à soupe d’eau jusqu’à obtention d’une purée épaisse. Ajouter tous les autres ingrédients du cheesecake et bien mixer afin d’obtenir un mélange lisse. Verser sur la croûte. Baisser la température du four à 180° C et cuire pendant 30 min environ. Le cheesecake doit être à peine doré sur les bords. S’il a tendance à dorer trop vite, le recouvrir d’une feuille de papier cuisson avant de poursuivre la cuisson.
  6. Retirer du four et laisser refroidir 10 min.
  7. Etaler le dulce de leche sur le cheesecake. Lisser avec une spatule, décorer avec les noix de pécan et remettre au four 10 min.
  8. Retirer du four et laisser refroidir à température ambiante. Couvrir de film alimentaire et placer au réfrigérateur pendant au moins 6h avant de servir (c’est encore meilleur si on le laisse toute la nuit).
  9. Pour démouler, passer la pointe d’un couteau humide sur les bords du moule pour libérer le cheesecake. Ôter le moule. C’est prêt !

 

 

 

Agua de jamaica 

agua de jamaica

agua de jamaica

Pour changer des sodas trop sucrés, pourquoi ne pas proposer l’agua de jamaica (eau d’hibscus) ? Cette agua fresca revitalisante à la magnifique robe pourpre et au léger goût citronné s’accorde très bien avec les herbes fraîches et le piment utilisés dans la cuisine mexicaine. L’ajout de sucre de canne apporte une tonalité aigre-douce qui lui donne des airs de jus de cranberries acidulées, légèrement astringent. Totalement désaltérant ! J’aime servir l’agua de jamaica en guise d’apéritif sans alcool. Elle accompagne à merveille les snacks (antojitos) mexicains. Facile à préparer et festive, c’est la boisson idéale à servir aux invités cet été. Elle ravira les amateurs de goût – petits et grands-.

agua de jamaica

Cette boisson est faite à partir d’une infusion de fleurs séchées d’hibiscus. Cette jolie fleur tropicale se dit rosa de jamaica en espagnol. Originaire d’Afrique, cette fleur rose-rouge est à l’origine du bissap (ou karkadé), l’une des boissons les plus populaires du continent africain. C’était la boisson préférée des pharaons. Au Soudan, c’est avec cette boisson que les jeunes mariés portent un toast. Ce qui montre la contribution (peut-être moins connue jusqu’ici) des Africains à la gastronomie mexicaine. Amenés -soit comme esclaves soit comme soldats- par les Espagnols sur le continent américain, ils ont apporté leurs connaissances et savoir-faire culinaires et agricoles.

agua de jamaica

La fleur d’hibiscus possède de nombreuses vertus bien-être. 10 raisons d’y succomber :

agua de jamaica

  1. Riche en vitamines A, C, B1 et E et en minéraux comme le fer, le phosphore et le calcium, elle lutte contre le vieillissement de la peau.
  2. Elle est souveraine pour soulager la gueule de bois.
  3. Prise en infusion, la fleur d’hibiscus combat les insomnies et les états grippaux.
  4. L’eau d’hibiscus (agua de jamaica) améliore la digestion et soulage les maux d’estomac.
  5. En médecine ayurvédique, elle est utilisée aussi bien pour soigner une simple toux que couvrir les cheveux blancs.
  6. Elle fait baisser le taux de mauvais cholestérol (jusqu’à 35 %, selon des études réalisées auprès de personnes ayant un taux élevé et ayant consommé de l’agua de jamaica sans modération pendant un an).
  7. Elle renforce les muscles.
  8. Diurétique, elle aide le foie et les reins à se débarrasser des toxines.
  9. Antibactérienne, elle agit contre les maladies éruptives cutanées.
  10. Délicieuse, elle booste les soupes de fruits rouges ou réveille les vinaigrettes. Elle a d’ailleurs séduit le chef Alain Passard qui en fait une fleur phare.agua de jamaicaagua de jamaica

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lasagnes mexitaliennes

Ce n’est pas un scoop : j’adore la cuisine mexicaine. Je suis aussi une grande fan de la cuisine italienne. Alors, pour rendre hommage à ces deux cuisines, j’ai eu envie d’expérimenter une recette de lasagnes mexitaliennes. J’ai préparé ce plat en m’amusant et en y mettant tout mon cœur. J’aime bien me dire qu’il me nourrit tout comme il nourrit tous ceux que j’aime. Il raconte aussi un peu qui je suis…

lasagnes mexitaliennes

lasagnes mexitaliennes

Quand j’étais petite, les lasagnes faisaient partie de mes plats favoris. Cela n’a pas changé. Sauf qu’aujourd’hui, je les prépare sans viande. Comme je voulais apporter une touche mexicaine, j’ai eu l’idée de détourner un classique de la cuisine mexicaine « campagnarde » : les enfrijoladas. Préparées à partir de haricots, d’oignons, de fromage et de tortillas de maïs, les enfrijoladas sont servies en guise d’entrée ou de collation ou même pour le petit déjeuner. Pour gagner du temps, j’utilise des haricots en conserve et des tortillas de maïs toutes faites du magasin (rayon « Cuisines du monde »). Il est à noter que ces dernières ne sont pas faites à partir de maïs nixtamalisé (http://www.micocinavege.com/pozole-rojovegan/) ce qui va un peu changer le goût. Ce n’est pas très grave, tant que l’ensemble du plat reste savoureux…

lasagnes mexitaliennes

J’ai aussi testé une version vegan. J'ai remplacé le fromage par de la « mozzarella » vegan. On peut l’acheter dans une épicerie bio. Je l’ai faite moi-même en suivant la recette de Marie Laforêt dans son excellent livre Fromages Vegan, La Plage. Celle de John E. Schlimmm (Faux-mages véganes, l’Âge d’Homme) est très bien aussi. A vous de voir celle que vous préférez. Surtout, n’hésitez pas à m’en faire part.

lasagnes mexitaliennes

lasagnes mexitaliennes

Ce plat convivial, onctueux et crémeux à souhait se savoure en famille ou entre amis. Il peut même figurer sur les buffets des fêtes printanières ou être servi en accompagnement des barbecues qui, comme les hirondelles, reviennent avec les beaux jours…

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mi cocina végé

Pour fêter le printemps, j’ai décidé de préparer le pozole rojo. Cette soupe-repas est idéale pour aider l’organisme à se requinquer après avoir lutté contre le froid et l’obscurité de l’hiver. Il n’y a pas mieux pour célébrer le changement d’heure, les giboulées, le doux chant des oiseaux et surtout la caresse du soleil printanier. Comme ça m'a manqué!

mi cocina végé

Au Mexique, le pozole est l’invité parfait que l’on aime avoir sur sa table: jour de l’An, 1ère communion du petit neveu, anniversaire, fête nationale….Repas du soir ou du week-end, il est très populaire surtout dans les états du nord du pays (Jalisco, Nayarit, Sinaloa, Guerrero). Alors, le pozole est un plat traditionnel sans viande ? Non, pas vraiment. J’ai toujours évité d’y goûter. Le pozole (du nahuatl « tlapozonalli » bouilli) est préparé avec des morceaux de porc (surtout la tête ou les pieds…) et/ou de poulet. Et quand j’étais « omni », je n’arrivais pas à avaler la viande bouillie... Alors, pour qu’il corresponde mieux à mes goûts, j’ai transformé la recette en remplaçant la viande par des lentilles corail.

mi cocina végé

N’ayant pas de maïs cacahuazintle (maïs blanc dont les très gros grains s’ouvrent à la cuisson) sous la main, j’ai utilisé du maïs frais que l’on trouve dans les supermarchés chez nous. Mais ça marche aussi avec du maïs surgelé ou en boîtes de conserve.

mi cocina végé

Les Mexicains sont les enfants du maïs. A la fois ciment culturel et base de leur alimentation, le maïs est une plante sacrée. Les peuples préhispaniques croyaient qu’il était la matière première à partir de laquelle l’être humain avait été créé. Les origines du maïs ne sont pas tout à fait connues. Tout aurait commencé il y a environ 6.000 ans dans la vallée de Tehuacán, région située dans les hauts plateaux au sud-est du Mexique (c’est là qu’ont lieu les explorations spéléos auxquelles je participe). Une graminée sauvage appelée teosinte donnait une douzaine de très petits grains enveloppés dans une coque très dure. Pour pouvoir les manger, il fallait soit les moudre soit les faire éclater (exactement comme du popcorn). Les deux méthodes de cuisson étaient bien employées à l’époque précolombienne. Cela veut dire qu’un jour un chasseur-cueilleur un peu curieux a décidé de retirer les grains de la plante teosinte, de les mettre sur un plat chaud et d’attendre pour voir ce qui allait se passer. J’imagine sa tête quand les grains ont commencé à éclater comme du « popteosinte » ! Les cultivateurs préhispaniques se sont révélés être d’excellents ingénieurs agronomes puisque, suite à une longue et patiente sélection, puis une hybridation qui a amené une mutation décisive, ils ont pu produire d’innombrables variétés, différentes les unes des autres et capables de s’adapter aux climats les plus divers. En effet, le maïs originaire des hauts plateaux mexicains peut être cultivé à la fois dans les clairières des forêts tropicales du sud du pays mais aussi jusqu’à une altitude très élevée.

mi cocina végé

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Le Mexique est le berceau de la domestication du maïs. Il en existe 64 variétés connues dont 59 sont indigènes (source: http://www.biodiversidad.gob.mx/usos/maices/razas2012.html). Certaines sont en voie d’extinction, hélas… Elles sont de couleurs multiples: blanc, jaune, rouge, mauve ou bleu. Dans la zone où nous faisons nos explorations spéléos, beaucoup d’habitants (dont mon amie Filipa dont je parlerai plus loin) ont une incroyable connaissance du monde végétal qui les entoure. (Comme je les envie !) Au milieu d’une nature luxuriante, aussi féconde qu’étouffante parfois, ils arrivent à trouver des aliments qui non seulement permet de varier leur alimentation quotidienne mais sont aussi utilisés comme remèdes (vous avez déjà entendu parler d’une plante déodorant ou d’une autre qui, si on l'avale, éloigne les serpents et évite ainsi que l'on se fasse mordre?) ...lire la suite

Trufas aztecas

mi cocina végé

Pour changer des œufs, poules, cloches ou autres lapins en chocolat, voici un petit cadeau sobre et chic à offrir à Pâques : les truffes aztèques. Ces petites bouchées seront une alternative plus légère au traditionnel gâteau qui termine le bon mais copieux repas pascal. Elles ont en plus l’avantage d’être très simples à préparer. C’est la recette idéale à faire en famille avec les enfants. Ces derniers seront ravis de fabriquer la friandise préférée des guerriers aztèques…

Et puis, les récents événements tragiques nous ont montré à quel point , hélas, le monde est mal en point. Il a bien besoin, nous avons tous bien besoin, d'un peu de douceur et de sourires.  Alors, vous prendrez bien un peu de chocolat...

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Dans le calendrier aztèque, les célébrations pascales coïncident avec le mois où étaient fêtés les dieux du maïs, Chicomecoatl (divinité masculine) et Centeotl (divinité féminine). A cette occasion, on leur offrait des épis de l’année précédente pour les convertir en semences.

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Les origines du mot chocolat sont assez controversées. Il viendrait soit du nahuatl xócoc « amer » et atl « eau » soit du mot d’origine maya chocol auquel les Aztèques ont ajouté atl « eau ». Ils associaient le chocolat à Xochiquetzal, la déesse de la fertilité. Le chocolat était consommé sous la forme d’une boisson froide ou chaude, dilué dans de l’eau aromatisée avec des gousses de vanille et sucrée avec du sirop d’agave. Il était fouetté avec un ustensile particulier le molinillo (qui est utilisé encore aujourd’hui) jusqu’à ce que soit formée une délicate et délicieuse mousse, si typique du chocolat mexicain. Cette boisson avait la réputation de combattre la fatigue et d’être bourrée de vitamines. J’aime bien m’imaginer qu’elle était la boisson favorite des sportifs que devaient être les guerriers aztèques…

mi cocina végé

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Comme dans tous les pays de tradition catholique, Pâques est une très grande fête au Mexique. Les célébrations sont étalées sur près de deux semaines. Les rues sont alors décorées de guirlandes et parcourues de processions religieuses et défilés hauts en couleurs. La première semaine est la Semana Santa (la Semaine Sainte), qui s’étend du dimanche des Rameaux au dimanche de Pâques. La deuxième, la Pascua, commence le dimanche de Pâques.

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Pastel de chocolate y pepitas

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Este pastel de chocolate, ce gâteau au chocolat est somptueux. Un rayon soleil qui illumine les jours froids et tristes. Un vrai doudou. Voici une recette qui apportera du bonheur à la table de Pâques…

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Le chocolat et surtout l’inimitable chocolat mexicain est la star de cette recette. Il partage l’affiche avec la farine de sarrasin, non seulement parce qu’elle est sans-gluten, mais surtout parce que le sarrasin apporte une douce saveur de noix fumée et une texture onctueuse.

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Pour la touche mexicaine, j’ai ajouté des graines de potiron au délicieux goût toasté et de la tequila. On peut toujours la remplacer par de l’eau ou du lait d’amande. Le glaçage (la meilleure partie pour moi) est constitué de beurre de cacahuète, de dattes et de cannelle.

mi cocina végé

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mi cocina végé

On n’a pas toujours le temps ni l’envie de cuisiner. Alors, j’ai improvisé un repas rapide à partir d’une boîte de haricots rouges. Pour une version terre et mer typique de la cuisine du Golfe, j’ai ajouté du chorizo vegan v. et des paillettes d’algues qui vont donner un petit goût iodé.

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Le Golfe (el Golfo) désigne les états qui longent la côte du Golfe du Mexique. Le climat tropical donne une cuisine simple et riche en produits frais de saison. Si la manière d’assaisonner les plats rappelle l’Europe, l’ambiance évoque plutôt les Caraïbes. Cette région est aussi connue pour son café – délicieux- qui pousse dans la zone montagneuse et calcaire à l’intérieur des terres. Cet endroit, je le connais bien puisque c’est là qu’ont lieu chaque année les expéditions spéléos auxquelles je participe (quand j’en ai la possibilité). Là-bas, les cafeteleros (producteurs de café) se nourrissent principalement de haricots et de maïs. Ah !... Les fameux frijoles de la olla (haricots noirs cuits à la casserole) ou les frijoles refritos (purée de haricots frits), toujours accompagnés d’une montagne de tortillas de maïs faites maison, enveloppées avec soin dans une serviette brodée à la main ont une saveur inoubliable, unique. Bref, c’est le goût du bonheur pour moi…

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Le mot nahuatl ayacotle a donné en français « haricot » dont la phonétique est plus proche que l’espagnol « frijol » (qui lui vient de l’italien « fiesole »). Dès leur arrivée en Europe vers 1522, les haricots ont trouvé un soutien de poids : les Médicis. En effet, ces derniers, toujours à la pointe de la tendance, en étaient très friands. Les nobles habitués à fréquenter leur Cour se sont alors chargés de diffuser leur consommation à travers toute l’Europe. D’un caractère facile, le haricot s’est très vite adapté aux différents climats européens. C’est en 1575 qu’il fait une entrée fracassante dans la gastronomie française. Cette année-là, la France connaît une grave pénurie alimentaire due aux récoltes désastreuses de blé. Pour ne pas mourir de faim, la population s’est alors mise à manger des haricots. D’abord méfiants (on pensait alors que c’était du poison), les Français ont fini par les intégrer définitivement dans leur alimentation. Sans compter qu’ils se sont vite aperçus que leur culture engraissait les sols au lieu de les appauvrir. Ce qui a sans doute changé la face des méthodes de culture dans l’Europe de la Renaissance. L’essayer, c’est bien l’adopter, non ?

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